Lundi 20 Octobre 2008 ___ 18h56 .
C'est à l'article d'une mort de l'âme que cette lettre vous est dediée, vous qui êtes si cher à mon coeur. Mettre fin à ses jours n'est certes, pas un mince affaire lorsque l'on est doté d'un courage tel que le miens. Mais l'occasion se présente ici sous forme de petit flacon maronatre éttiqueté d'un signe d'importante prévention à l'utilisation.
L'action d'echec et de lâcheté que je vais ici effectuer ne doit en aucun cas faire souffrir votre entourage qui est également le miens. Je l'ai voulu et mérité. Je vous autorise à considerer cela comme une marque prononcée d'egoïsme mais non sans connaitre les raisons qui m'auront conduite à achever cette vie inutile et superficielle au possible, en apparence comune à tout être humain, car il y en a, et de concretes.
Je sais que l'enquête est votre fort, je vous laisse la mener, je la laisse hanter vos nuits.
Je vous embrasse d'un dernier soufle, d'un dernier geste.
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